Les choses du pays

Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 10:56

 

Je ne sais pas si certains mes compatriotes ont vécu les BALAFONS comme moi : puisque la 1ère Chaîne est désormais sur satellite, j’ai décidé de regarder cette prestigieuse cérémonie comme si j’étais hors du GABON ignorant toutes les réalités du monde musical Gabonais. J’ai capté la 1ère Chaîne sur la bande C de la parabole (pour ceux qui ne savent pas encore) et je me suis confortablement installé.

D’entrée de jeu, grande fut ma joie d’admirer avec beaucoup d’attention la décoration et la prestance de la salle de spectacle de cité de la démocratie (chapeau aux décorateurs).

Ensuite, tout comme un médecin ménage un malade de sida pour lui annoncer sa séropositivité, les organisateurs ont voulu mettre les petits dans les grands afin de masquer la médiocrité ces derniers :

Tout d’abord les PRESENTATEURS ; depuis le titre honorifique de « Présentateur National » attribué à Régis sur des bases non encore élucidées, il s’est planté des ailes au dos et règne désormais en super maître de cérémonie un peu partout avec des prestations très souvent moyennes pour un MC de son rang (« Arnold Djoud, pressez-vous un peu » : remarque très mal placée pour un lauréat); un conseil Régis, « On ne frustre pas un invité mais on propose une autre chose sans pour autant vouloir s’imposer », c’est l’une des règles d’or du Présentateur. Quant à votre charmante co-présentatrice, qu’elle évite d’imposer au public les applaudissements à tout moment, c’est lassant. Sinon, RAS pour le reste.

Ensuite, je reconnais  que le mot professionnalisme n’est pas encore dans le vocabulaire du Gabonais, mais lorsqu’on décide de vendre ses services à l’extérieur, l’Amateurisme n’a plus sa place ; il faut mettre les grands plats dans les grands : Comment primer une même œuvre en 2006 pour l’année 2006, et la primer à nouveau en 2007 pour l’année 2007 ? Si les mêmes œuvres donnent les mêmes lauréats, où est donc la place de l’innovation ? Comment se tromper d’enveloppe désignant le lauréat d’une catégorie de nominé lors d’une cérémonie aussi prestigieuse ?….

Et enfin, l’épine dorsale de notre système, c’est la politisation de toute chose. Comment pouvons nous négocier l’excellence ? Si le gabonais est incapable de juger de manière objective et impartiale par crainte d’une tierce personne, le comité d’organisation (s’il existe) doit confier cette tâche aux étrangers qui ne se soucient pas de label ou de nom, mais de la qualité du produit fini ; nul besoin de rappeler les nombreuses contestations justifiées du public des résultats de cette édition 2007 des BALAFONS.   

 

Finalement, nuit été la présence de quelques professionnels, les BALAFONS 2007 auront obtenu la mention « Médiocre », forte heureusement que le bon Dieu a quand même mis le bon grain dans le mauvais. Il est encore temps sauver les meubles en retirant le bon grain du mauvais et le semer séparément afin que le bon donne du bon et que le mauvais meure.

 

Hyass

Par MBOU BILONG - Publié dans : Les choses du pays
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 09:53

Parieur depuis plus de 12 ans, j’ai joué au PMU dans plus de quatre pays africains, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun et au GABON mon pays ; le constat est très triste : 1 – Le PMUG (le Pari Mutuel Urbain Gabonais) est la machine de dépouillage des tickets la plus lente pourtant le nombre de tickets à contrôler est 3 fois voir 4 fois inférieur au nombre de tickets dans les pays comme le Cameroun ou le Sénégal. Explications :
      1-Le PMUG manque de considération à l’endroit de ses parieurs, parce que s’il (le PMUG) réalisait que lorsque des personnes mettent en jeux des sommes d’argents considérables, elles sont assez pressées de savoir ce que leur investissement à rapporter, il aura musclé son système de dépouillage et partant, la délibération des rapports. Pour une course qui s’est déroulée à 13h 50m, il faut parfois attendre le lendemain pour avoir les rapports et encore faut-il se rapprocher d’un kiosque ou appeler au siège du PMUG pour obtenir une information qui devrait normalement nous parvenir par voie médiatique : le PMUG n’a pas peur des ses parieurs, il estime (le PMUG) que se sont les parieurs qui doivent avoir peur de lui ; or, sans les parieurs, il n’y a pas PMUG. A titre de rappel : En France les rapports sont publiés dans les 15, 30 minutes qui suivent l’arrivée définitive de la course, au Cameroun, Sénégal Côte D’Ivoire, c’est dans les heures qui suivent, mais au GABON, c’est le lendemain ; mais putain, un enfant de 12 ans (âge du PMUG) ça rampe plus, ça marche !!!!! alors, lève toi et marche !!!!!!!!!!... 
      2- A propos des tickets : le PMUG utilise aujourd’hui des tickets de l’âge de la pierre, des tickets que tous nos pays frères ont abandonnés pour multiples raisons ; l’une des plus importantes est la FRAGILITE du ticket. Le feuillet remis au parieur est un duplicata de l’original, c’est donc un papier carbone, raison pour laquelle nous pouvons constater sur nos tickets que les combinaisons ont été écrite au crayon, c’est l’effet du carbone ; un carbone qui résiste un peu à la gomme mais pas aux liquides comme l’eau, l’huile, le pétrole, la graisse… qui effacent entièrement les écrits de carbone sur notre ticket ; conséquence : le ticket est annuler et non rembourser. Ce second constat soulève encore et toujours le manque de considération des parieurs. Comment pouvez vous continuer à exploiter des tickets aussi fragiles qui alarment chaque jour de nombreux parieurs ? Comment pouvez comprendre qu’un ticket entier ni déchiré ni froisser perde subitement les éléments inscrits par vos délégués ?.. Ce n’est pas possible, le PMUG se fout vraiment de nous. Maintenant que nous savons que vos tickets ne résistent pas aux liquides, que devons nous dire à nos compatriotes mécaniciens, pompistes, laveurs, vendeurs, etc …, qu’ils n’ont pas le droit jouer parce qu’ils risquent plus que tous autres de ne pas se voir payer à la caisse parce que à la moindre inattention, leur ticket aura perdue les infos utiles au paiement ?
      3 – A propos des caissières, après avoir supporter toutes les supplices de validation de jeux, reste la dernière humiliation, celle de la caissière. Sur les traces de son employeur, la caissière du PMUG est une reine qu’on doit supplier pour être servie, dans le cas contraire, on attends qu’elle finisse avec les paquets de tickets qu’elle sort de nulle part ; à la limite, on a l’impression de lui demander un service lorsqu’on se présente devant elle ; surtout ne vous présentez pas à la caisse avec un ticket litigieux, parce que là, elle va carrément vous rabrouer et vous envoyer voir ailleurs si elle y est. Pour terminer ma première plainte contre le PMUG (parce qu’il en aura d’autres), je souhaite dire aux responsables de cette structure de faire bouger les choses sinon nous allons appeler à la mobilisation des parieurs du GABON tout entier afin qu’ils s’abstiennent de jouer pendant 2 jours de course et on verra bien qui aura besoin de qui. Je tiens aussi a rappeler au PMUG que nous attendons toujours la mise en service du site internet PMUG à l’image des sites internet des pays frères comme le Cameroun (www.pmuc.cm)..., et comme élément joint au dossier, un ticket qui a refuser d’être payer faute de numéro.

Par MBOU BILONG - Publié dans : Les choses du pays
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